• Grey Vimeo Icon
  • Grey Facebook Icon
  • Grey Twitter Icon
  • Grey YouTube Icon
  • Grey Instagram Icon

© 2018 Comité Citoyen pour la Santé au Témiscamingue

COMITE CITOYEN POUR LA SANTE AU TEMISCAMINGUE
Satisfaisant
Grave

TEMISCAMINGUE

À l'urgence panique général

Le 8 avril 2019, en rencontre avec une travailleuse social, je prends la décision d’aller à l’urgence avec elle. Dans le but de commencer une médication. Il y a trop de délai d’attente pour moi, 2 heures. Je dois rentrer pour mes enfants et mon entreprise. Il est convenu que je revienne le 9 avril au matin. Ce matin-là, l’équipe qui est en place n’était pas au courant de mon cas et que je venais consulter. Ils ont paniqué. Mon intervenante n’est pas disponible pour venir expliquer ma situation, que j'ai un plan pour me suicider, mais tout est sur le contrôle. Je suis dans la salle d’attente et j’entends le personnel parler de moi et les autres patients dans la salle, le peuvent aussi. De plus, l’infirmière vient me parler devant les autres personnes qui attendent; gros manque de confidentialité.... C’est alors que j’ai rencontré une autre intervenante, qui est aussi paniquée. Avant de ressentir leurs stress, moi, j’étais calme. J’ai commencé à stresser. Je n’ai pas aimé, cette situation. J’ai fini par voir le médecin qui m’a prescrit du citalopram et de l’ativan.

Hospitalisation de V-M à R-N partie 3

Vendredi 14 juin 2019, marque le 3e jour sans idée suicidaire. Je vais recevoir ma médication en retard vers 10h40. Normalement à la maison je la prends à 7h30 et les autres jours d’hospitalisation je la reçois vers 8h30. Je dois toujours la prendre à la même heure. Mon moral est au plus bas. J’ai peur et je pleure. Je m’ennuie de mes fils, de mes amis et de ma famille. Au sujet du téléphone, je dois faire mes appels à frais virés et je ne connais pas le numéro de tous mes proches. Je rêve de sortir d’ici et de me sentir mieux. En avant midi, je vais avoir droit à du papier et un stylo pour écrire. J’écris deux pages de comment je me sens et ce que je n’aime pas du service que je reçois. C’est assez négatif. Je vais également commencer à écrire mon plan pour quand je vais être de retour à la maison, objectifs et projets à réaliser (en annexe). Par la suite, je revois infirmière je lui lis ce que je lui ai écris. Elle juge que je m’exprime mal pour démontrer que je trouve ma situation insupportable. Elle croit que ce sont des menaces, mais finit par comprendre. Nous abordons le sujet de me donner des pauses à l’extérieur pour que je puisse avoir mon cellulaire, parce que je veux écouter ma musique et parler avec du monde que j’aime. Elle est très hésitante à me donner ce droit, car elle croit que je ne supporterais pas l’extérieur, supposant que je ne connais pas la ville. Son excuse est remplie de préjugés parce que je viens du Témiscamingue et que je suis un agriculteur.