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© 2018 Comité Citoyen pour la Santé au Témiscamingue

COMITE CITOYEN POUR LA SANTE AU TEMISCAMINGUE

Hospitalisation de V-M à R-N partie 2

Après quelques minutes, je rencontre l’infirmière qui va faire des suivis avec moi. Nous allons dans une salle de conférence. Encore une fois, j’ai droit à plusieurs questions. Le psychiatre va venir nous rejoindre. Je trouve qu’il commence à me juger.
Je trouve qu’il manque d’ouverture d’esprit. Il ne comprend pas pourquoi je veux mourir en pratiquant un hara-kiri. Il manque aussi d’ouverture quand je lui parle d’agriculture. Il va conclure que je ne suis pas une menace éminente, donc il me permet de porter une jaquette d’hôpital. Si l’infirmière avait pu elle aussi discuter et m’écouter plus, peut-être elle serait venue à la même conclusion. Je ne me sens pas vraiment mieux. Je déprime davantage, car j’ai l’impression de ne pas être compris par le personnel. Il y a une infirmière qui va me permettre, d’aller à la toilette sans demander la permission, de fermer ma porte dans la nuit et j’ai droit à ma brosse à dents. Je vais très mal dormir cette nuit. Vers 4 heures du matin je ne dors plus.

Hospitalisation de V-M à R-N partie 4

Une super infirmière va critiquer le choix de ma mort comme la pire façon de mourir. Cela est trop violent selon elle. Pendant cette rencontre je me sens sévèrement critiqué, cela me blesse et je sens encore qu’il y a peu d’ouverture à la discussion et à l’écoute. Après la rencontre, je vais avoir droit de retrouver plusieurs effets personnels. Cela crée un regain d’espoir et de bonheur qui seront de courte durée. Après le souper, je regarde le film « La fille à 1 millions de dollars ». Vers la fin du film, l’héroïne fait plusieurs tentatives de suicide et son entraîneur va accepter de l’assister.
Maintenant ça ne va plus, je veux partir. J’appelle le 811 pour connaître mes droits, car personne ne me les a dits encore. Je ne fais plus confiance au personnel, j’ai trop peur d’eux. Je veux refuser les soins. Donc, j’en parle avec une jeune infirmière. Celle-ci va aller chercher une autre collègue qui va m’informer que je dois rester dans ma chambre et que Docteur va venir me voir. Pendant la rencontre, ma perception des choses, c’est que Docteur n’accepte pas mon droit au refus et me menace de me mettre sous garde préventive pendant 72 heures. Nous négocions. Je lui dis que j’accepte les soins seulement si je suis transféré à Ville-Marie. Il me dit qu’il va en discuter avec mon docteur et que nous en reparlerons demain matin. L’espoir de me sentir enfin libéré de ce cauchemar me fait du bien. (petite rappelle, je suis là car je voulais l'être)